samedi 1 mars 2008

J'hallucine peut-être....


Grande nouvelle ! Ou grosse hallucination, je ne sais plus… Les métastases que j’ai sur le côté gauche de mon cou ont considérablement diminué de grosseur. Je ne m’emballe pas… je constate. C’est vrai ! J’espère que ce n’est pas parce qu’elles ont décidé d’émigrer ailleurs dans mon corps…. Je souhaite ardemment que le poison de la chimiothérapie soit des plus actifs. Par contre, je trouve que ma tumeur dans l’abdomen, elle prend de l’ampleur… Question d’équilibre, je suppose…
C’est fort la vie quand même ! Elle n’arrête jamais de vivre… Je lisais un texte de Ludmilla Chiriaeff dans lequel elle raconte son étonnement d’avoir vu germer une pomme de terre entre les pierres et les ruines de sa maison de Berlin, juste après un bombardement de la Seconde Guerre. Le fer forgé du balcon avait été complètement tordu par la chaleur, les murs complètement éventrés, mais là, juste devant elle, la vie se poursuivait…Elle avait 16 ans.
Il nous est tous arrivé d’admirer la force de la vie lorsqu’on aperçoit un arbre croître, ses racines accrochées et entremêlées à la pierre, en équilibre précaire sur les bords d’une falaise, bousculé par les vents et les bourrasques. Oui, la Vie s’accroche à tout ce qu’elle peut, elle pousse même dans l’asphalte, le béton.
Cette nuit, la douleur du passage du train sur mon corps n’était pas très agréable. Disons que mon sommeil avait de grandes difficultés à trouver le repos ! Je me suis posée plusieurs questions…. Évidemment, plusieurs réponses sont demeurées muettes !... Mais, il y a une chose que je sais, c’est que la Vie, c’est plus fort que tout… Et j’ai bien envie de m’y accrocher encore longtemps.
Pierre revient du Brésil ce soir… Je suis heureuse d’être vivante auprès de lui…

Claire.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je pense beaucoup à toi et à vous, Claire, Pierre et les enfants. Grandes bises ! Clodine. XXX.

Claude a dit…

Tous les jours, tous les jours. Tous les jours je pense à toi Claire, à Pierre, aux filles.

Tous les jours Claire, je choisis de croire que tu vas t'en sortir. Je le crois vraiment. En quelque part la Vie va mettre la main là-dedans...

Puis pour toi et Pierre, pour Catherine, Marie-Claire, Émanuelle, pour Élise, je fais mes bras grands grands et dans mon âme, je vous serre bien fort près de mon coeur, fort fort.

Courage!

Cap en avant, toujours!

Claude