mercredi 20 janvier 2010
On sable le champagne !
Mais ce soir, je vais combler ce vide. Je viens avec plaisir et grande joie vous piquer une jasette, car j’ai de bonnes nouvelles.
Aujourd’hui, j’ai rencontré mes deux oncologues. Que de beaux résultats ! Wow ! Les résultats m’enchantent. Je vais encore mieux que lors de ma rencontre d’il y a deux mois, en novembre dernier. Je pète vraiment le feu ! Mon marqueur est à 22 maintenant. Puis, les trois enzymes hépatiques ont diminué considérablement. Je n’ai pas de nodules sur l’utérus. D’ailleurs aucune masse non désirable ne se cache dans mon ventre.
On constate que le cheminement de mon cancer est véritablement atypique… Son comportement étonne mais les rassure aussi. J’en suis fort aise !
Si vous saviez combien je me sens bien ! Non seulement dans mon corps mais dans ma tête. On dirait que la Vie me donne le droit de poursuivre en m’accordant un regard tout neuf et rempli d’énergie nouvelle… Aujourd’hui, j’ai compris que je peux entreprendre mon cinquième roman, sachant qu’il est fortement plausible que j’aie le temps de le terminer. Dire que je n’ai plus à m’inquiéter… Oui, je verrai le prochain été, et sûrement, mais très sûrement, je pourrai non seulement fêter Noël 2010 mais aussi célébrer l’arrivée de 2011… Ouf ! Ça ce sont de bonnes nouvelles. On dirait que depuis cet après-midi je peux respirer plus aisément, plus profondément… Depuis quelques mois, je retenais mon souffle, comme si je voulais faire des réserves de bout de vie… Je me suis même demandé si je n’étais pas une usurpatrice en quelque sorte… comme si mon droit de vivre était échu … C’est fou ce qu’on peut penser parfois.
Dimanche prochain, le 24, cela fera deux ans que j’aurai reçu ce maudit diagnostic de cancer qui m’aura tant bouleversée.
Deux ans ! Dire que l’on ne me donnait que neuf mois…
Deux ans ! 24 beaux mois…
Je vais sabler le champagne, soyez-en assurés… et ainsi de suite tous les 24 janvier que la vie me donnera désormais.
J’ai souhaité ardemment dès le début de mon cancer faire mentir les statistiques : 7% de chances de survie, me disaient-elles… ! Pas facile à entendre ! Mais je n’ai pas flanché, j’ai décidé de me battre avec toute l’énergie que j’avais à laquelle j’ajoutais la vôtre !
Je continuerai de me battre… Je VEUX ABSOLUMENT me rendre au 24 janvier 2013 et pouvoir franchir cette barrière si haute, si inatteignable, cet horrible obstacle de 5 ans. Je veux ma rémission… Je la VEUX !
Je suis chanceuse. J’en suis consciente. Vraiment. Pleinement.
La Vie est belle. Tellement…
Précieuse. Oui, la vie est précieuse…
Je veux la garder encore quelques années et demeurer encore longtemps auprès de vous tous…
Je veux aimer et davantage, chaque jour qui s’offre. Dans tout son éclat et sa plénitude.
Je veux prendre ma vie entre mes mains et la déployer.
C’est un beau cadeau que j’ai reçu aujourd’hui…J’ai un second souffle…
Je vous aime….
Prenez soin de vous… C’est important la santé…
Claire.
lundi 9 novembre 2009
la vie est belle...
Le 24 janvier prochain, cela fera deux ans que le diagnostic du cancer, stade 4, grade 3 me foudroyait l’espace de quelques minutes. Les statistiques ne m’offraient pas beaucoup de temps, un an à peine… J’ai toujours eu en tête l’intention de faire mentir les statistiques. … Il semble que je m’enligne allègrement vers une troisième année. Yes !
Je pète le feu… Je suis heureuse. Profondément. Plus rien de négatif longtemps… Les jalousies, les envies, les manipulations des autres me coulent sur le dos… Je ne vis que pour moi et que pour ceux que j’aime.
C’est incroyable combien le cancer m’aura sensibilisée à la beauté de la vie, à la grandeur de l’instant, à sa magie…
C’est un beau cadeau que la vie m’a offert en me laissant connaître cette maladie qu’est le cancer… Je sais que c’est bizarre, mais c’est ce que je ressens.
Le cancer m’a sortie de la course folle que je menais. Il m’a obligée à m’arrêter, à réfléchir… J’ai découvert le sens de ma vie. Quand j’ai pris conscience que je pouvais perdre ma vie, j’ai compris combien je ne lui avais pas accordé assez d’importance.
Soudainement, j’ai compris qu’il me fallait la saisir et m’octroyer le droit de prendre désormais le temps de m’imbiber de sa chaleur, de l’entendre vivre en moi et de l’apprécier d’une manière intense.
Depuis, on dirait que je la touche…
Oui, la vie me semble devenue palpable…et si pleine.
Prenez soin de vous.
La vie est belle, vous savez… Elle est bien au-dessus de tous les problèmes qui nous rejoignent. Il faut la retrouver… elle est là. Il suffit de la saisir.
Claire Matteau
samedi 24 octobre 2009
Ouf ! Tout semble au beau fixe…
J’en saurai davantage au début de novembre, car j’ai eu à repasser d’autres examens médicaux tels que mammographie, prise de sang… Il y aurait un petit quelque chose au foie peut-être… On verra.
Mais je vais bien…
Je vais bien parce que je ne pense plus à tous les jours à ce foutu de cancer.
Je vais bien parce que je suis très occupée à élaborer toutes sortes de projets.
Je vais bien parce que, dans ma tête, mon cinquième roman commence à prendre forme…
Je vais bien parce que je marche tous les jours et que je me nourris sainement.
Je vais bien parce que je m’éloigne des ondes négatives et des gens négatifs.
Je vais bien parce que je trouve l’automne magnifique. Sa fraîcheur me stimule énormément.
Je vais bien parce que je me sens aimée.
Je vais bien parce que j’aime.
Je vais bien parce que j’ai choisi de me rattacher à la vie.
Passez une bonne journée et prenez soin de vous surtout.
La vie est vraiment belle…
Claire.
dimanche 30 août 2009
Une question d'attitude
Il y a fort longtemps que je suis venue vous jaser…
J’ai déménagé, j’ai emménagé… Je suis heureuse. Très heureuse. Paisible aussi.
Avec l’automne, je crois bien reprendre le collier comme on dit et venir vous rejoindre régulièrement.
Je ne sais trop où j’en suis avec mon cancer, mais je saurai tout sous peu, puisque j’aurai un scan, le 11 septembre prochain. Je m’inquiète certains jours… Je me demande où se développent les métastases qui habitent mon corps… Sur quel organe se logent-elles? Peut-être aussi prennent-elles du repos et me donnent congé de la maladie…
Enfin !
Ce matin, Necia, une personne débordante d’empathie et d’altruisme, m’a envoyé un texte par courriel, à moi et à plusieurs de ses amis. Je l’ai lu et immédiatement, j’ai cru bon de vous l’offrir à mon tour même si certains d’entre vous connaissent ce texte.
Bonne lecture et à très bientôt…
Avec toute ma tendresse,
Claire.
Une question d’attitude
Alain est gérant d’un restaurant. Il est toujours de bonne humeur. Quand on lui demandait comment ça allait, il répondait toujours: « Si ça allait mieux, je serais jumeau! »
Les serveurs de son restaurant quittaient leur emploi pour le suivre quand il changeait de restaurant, afin de rester avec lui d’un restaurant à l’autre.
Pourquoi ? Parce qu’Alain était un motivateur né. Quand ça n’allait pas bien pour un de ses collègues, Alain était toujours là pour lui faire voir le côté positif de la situation.
Son attitude me rendit curieux. Alors, un jour j’allai le voir et lui demandai: "Je ne comprends pas! Personne ne peut être positif tout le temps. Comment fais-tu?"
Alain répondit, « Chaque matin à mon réveil, je me dis, j’ai deux choix aujourd’hui. Je peux choisir d’être de bonne humeur ou de mauvaise humeur. Je choisis toujours d’être de bonne humeur. À chaque fois que quelque chose de mal arrive, je peux choisir d’être victime ou d’apprendre. Je choisis toujours d’apprendre. Quand on vient se plaindre à moi, je peux choisir de me taire ou d’en faire ressortir le côté positif de la vie. Je choisis toujours cette dernière option."
« Mais ce n’est pas toujours si facile, » protestai-je.
« Oui ça l’est, dit Alain. Tout dans la vie est une question de choix. Après avoir enlevée le superflu, chaque situation est un choix. On choisit comment réagir aux situations, comment les gens affectent notre humeur, d’être de bonne humeur ou pas. On choisit comment vivre notre vie.»
Plusieurs années plus tard, j’appris qu’Alain avait accidentellement fait ce qu’on doit absolument éviter dans le monde de la restauration. Il avait laissé la porte arrière de son restaurant ouverte. Et alors, au matin il fut dévalisé par trois hommes armés. Pendant qu’Alain tentait d’ouvrir son coffre-fort, Sa main nerveuse glissa de la manette de combinaison. Les voleurs paniqués firent feu sur lui.
Heureusement Alain fut rapidement trouvé et transporté à l’hôpital.
Après 18 heures de chirurgie et des semaines des soins intensifs, Alain pu quitter l’hôpital avec des fragments de projectiles dans son corps… Je rencontrai Alain environ six mois après l’accident. Quand je lui demandai comment il allait, il me répondit, « Si j’allais mieux, je serais jumeau. Veux-tu voir mes cicatrices? »
Je déclinai son offre mais lui demandai ce qui lui avait passé par la tête lors du cambriolage.
« J’ai d’abord pensé que j’aurais dû barrer la porte arrière. »
« N’avais-tu pas peur? » que je lui demandai.
Il continua : « Les ambulanciers ont été super. Ils ne cessaient pas de me répéter que tout irait bien. Mais quand ils m’ont emmené à l’urgence et que j’ai vu l’expression sur les visages des médecins et des gardes, j’ai paniqué. Dans leurs yeux, je pouvais lire, c’est un homme mort. Il fallait que je passe à l’action. »
Qu’as-tu fait? lui demandai-je.
« Hé bien, il y avait une grosse infirmière qui me criait des questions. Elle me demanda si j’étais allergique à quelque chose. » Je lui répondis: « oui, aux balles de fusils. » Quand ils eurent fini de rire, je leur dis: « J’ai choisi de vivre. S’il vous plait, opérez-moi comme si j’étais vivant et non pas mort.
Alain survécut grâce à la compétence des médecins mais aussi à cause de son étonnante attitude. J’ai appris de lui qu’à chaque jour on a le choix de jouir de la vie ou de la détester. La seule vraie chose qui nous appartienne – que personne ne puisse contrôler ou nous prendre – c’est notre attitude. Alors, en prenant soin de cela, tout dans la vie devient plus facile.
Maintenant il vous reste deux choix:
1. Vous pouvez ignorer et/ou supprimer cette histoire
2. Vous pouvez l’envoyer à quelqu’un qui vous est cher
lundi 20 juillet 2009
Des nouvelles de Claire
Certains ont écrit pour demander des nouvelles de Claire. Ne vous inquiétez pas, elle va bien ! Elle est déménagée au début juin, un petit voyage en Floride ensuite et présentement, elle est dans la décoration de son condo. Puisqu'elle se concentre là-dessus et sur le lancement de son prochain livre, sa concentration est ailleurs, mais je vais lui demander de vous écrire un petit mot.
Bonne journée,
Catherine (sa fille)
mercredi 13 mai 2009
Relais pour la vie 2009
Comme l'an dernier, nous participons au Relais pour la vie dans le but d'amasser des fonds pour la Société Canadienne du Cancer. Cette marche a lieu le 5 juin à Chambly. Notre but est de ramasser plus que l'an passé, donc 1500 $. Nous sommes très proches de notre but, que 315$ et nous l'aurons !
Si vous voulez nous encourager, vous pouvez le faire par internet ici au nom de l'équipe des CHATONS COSMIQUES. Si vous voulez le faire par chèque, veuillez m'écrire à catherinelussier@gmail.com.
Cette année encore, notre liste des participants s'est remplie rapidement. Voici donc les membres:
- Catherine Lussier
- Pierre Touchette
- Marie-Claire Touchette
- Emmanuelle Touchette
- Elise Touchette
- Philippe Georges
- Fernand Matteau
- Louise Roy
- Martine Felton
- Martine Bernier
- Claudette Giard
- Claudine Dugré-Thibodeau
- Valérie Bessette
Merci de bien vouloir nous encourager à continuer cette lutte !
Catherine Lussier
mercredi 22 avril 2009
Bonne nouvelle !
Du bonheur !
Il est content. Je suis contente. Vous serez contents aussi, j’en suis certaine.
Voici les résultats : aucune présence de nodules, aucune masse « étrangère » et tous les tissus environnants sont sains. Wow ! Je suis tellement heureuse…
Dans l’auto, en revenant, j’ai failli pleurer tant j’étais émue… J’ai des chances de vivre un autre
beau six mois ! Yes ! Yes ! Yes !
Demain matin, Pierre et moi partons pour la Floride, une petite semaine…
La vie est belle !
Il faut quand même admettre qu’il n’y a pas toujours que de mauvaises nouvelles dans la vie…
Ce soir, on ouvrira une bonne bouteille de vin que j’ai achetée en revenant chez moi … Faut fêter cette nouvelle rassurante après tout !
Je vous embrasse…
Je vous aime et vous serre fort dans mes bras,
Claire.