Ouf! Il y a des moments dans la vie qu’on préfère oublier…ou, du moins, ne pas trop se souvenir…
Je reviens de l’un d’entre eux…
En effet, il y a 9 jours, le 10 juin dernier, mon corps passait un bien mauvais moment en subissant une intervention chirurgicale de 7 heures: une parascopie suivie d’une laparatomie. Le chirurgien s’est donné à cœur joie dans le grattage! Les métastases qui squattaient mon abdomen ont été zigouillées, grattées, réprimées. Puis, on a fouillé dans le gras sous la peau afin de retrouver les cellules cancéreuses qui s’y cachaient et vlan! Puis, encore une fois, une petite maladresse avec mon uretère gauche qui a été malencontreusement sectionné encore une fois. On a donc réinstallé un JJ, petit tube de métal qu’on introduit dans l’uretère afin de lui redonner une forme bien droite pour sa cicatrisation. Nous avons deux uretères. Ils sont des petits tuyaux qui transportent l’urine des bassinets vers la vessie.Mais là, c’est moins jojo qu’il ya trois ans! J’apprends même que j’aurai cet intrus durant 3 mois (et non 8 semaines comme la dernière fois en 2008).
Durant mon hospitalisation, j’ai vécu toutes sortes d’émotions contradictoires… C’est étrange ce que peut faire la morphine dans notre petite tête! Des drôles de rêves aussi…
J’étais pas mal souvent dans des lieux magnifiques où il me semblait tout à fait normal de voler, car j’avais de grandes ailes… Les couleurs étaient semblables à celles de l’aurore, des matins argentés, de l’heure bleue… Il y avait la mer aussi! Mon ouïe était fort sensible et je communiquais sans un mot avec des êtres longs et beaux que je ne voyais pas mais que je ressentais, je vibrais avec eux! Comme si j’étais eux, qu’ils étaient moi… leurs émotions m’habitant tout à la fois… Je ne peux décrire justement ces lieux mais le calme, le souffle du vent, me rendaient paisible, sereine et réconfortée…
La morphine me fut douce… mais tellement nauséeuse lors de mes réveils! Moi qui déteste vomir, j’ai été servie amplement, merci!
Les premiers jours auront été empreints de douleurs. J’avais l’impression qu’elles ne finiraient jamais par diminuer. Maudit que j’ai eu mal ! Puis, quelques jours plus tard, je m’y suis habituée…
J’ai accepté que ma souffrance fasse sa crise princière et avec régularité 6 fois par jour, aux quatre heures, de manière lancinante, sauvage… pour aussitôt lui clouer le bec avec des antidouleurs qui ont, j’en conviens, une façon assez rapide d’engourdir le mal et me permettre ainsi de croire encore une fois que la Vie est belle!
Quand j’ai eu mon congé jeudi le 16, en promettant solennellement pour le bien de mon corps de poursuivre pour 6 jours encore mon hospitalisation à la maison, en me conduisant comme telle, avec rigueur, avant d’entreprendre une convalescence normale de deux mois, je n’ai jamais apprécié autant et reconnu combien la Vie était belle !
Puis lorsque je me suis étendue dans MON lit, que j’ai enfin porté MA jaquette, et que mes chats ont regagné leur place habituelle tout au long de mes jambes et de ma tête, là aussi, malgré la fatigue, malgré les élancements, les brûlures, j’ai su que je vivais encore une fois un de ces plus beaux et magiques moments de ma vie!
Je suis en vie…
Je suis heureuse…
Je gagne du temps…
Il fait soleil….
J’ai tout votre amour, et vous avez tout le mien…
Je suis comblée…
Je vous aime, prenez soin de vous et n’oubliez pas de remercier votre corps de bien vous soutenir.
Claire en convalescence qui turlute sa toute dernière chanson…
Ceci est un blog pour informer les proches de maman de son état de santé durant cette lutte qu'elle s'apprête à vivre.
dimanche 19 juin 2011
jeudi 9 juin 2011
Le compte à rebours m’angoisse…
Nous y voici…
Demain matin, je passerai sous le bistouri…
C’est un grand jour… Un combat à mener. Je suis prête. Mon corps aussi… Lui et moi formons une grande équipe : solidarité est notre mot de passe quand on se confie nos secrets, nos angoisses…
Je reviendrai dans une semaine puisqu’on me gardera tout ce temps à l’hôpital. Je serai sous bonne garde!
Je vous embrasse…
Je vous aime et n’oubliez pas de m’envoyer des ondes positives quand le cœur vous en dira…. Je prends tout, tout, tout…
Je veux du temps…beaucoup de temps…!
La vie est belle !
Claire.
Demain matin, je passerai sous le bistouri…
C’est un grand jour… Un combat à mener. Je suis prête. Mon corps aussi… Lui et moi formons une grande équipe : solidarité est notre mot de passe quand on se confie nos secrets, nos angoisses…
Je reviendrai dans une semaine puisqu’on me gardera tout ce temps à l’hôpital. Je serai sous bonne garde!
Je vous embrasse…
Je vous aime et n’oubliez pas de m’envoyer des ondes positives quand le cœur vous en dira…. Je prends tout, tout, tout…
Je veux du temps…beaucoup de temps…!
La vie est belle !
Claire.
samedi 28 mai 2011
J’aime la vie…
Quand on aime quelque chose, on en prend soin. J’aime la vie, alors j’en prends soin.
Je lui donne toute la place possible… et bien au-dessus de ces deux satanés de cancer qui m’habitent.
Oui, j’aime la vie…
J’aime sa force et sa beauté indescriptible… J’aime sa vivacité!
Je sais cela ne se dit pas d’aimer la vivacité de la vie, mais moi je me permets de l’exprimer, haut et fort…
En 2008, lorsque je suis entrée en chimiothérapie, je craignais cette rencontre inconnue qui m’attendait. J’avais peur de mourir, j’avais peur de la souffrance, j’avais peur de la maladie, j’avais peur de devenir une cancéreuse. Heureusement, mes nuits d’insomnie m’ont portée vers de grandes zones d’espoir. J’ai fini par réaliser que j’avais le choix : vivre ou bien mourir. C’est alors que j’ai pris la décision ultime d’être, d’abord et avant tout, une personne vivante, immensément vivante! Je refusais d’être séquestrée à l’intérieur d’un seul mot : cancéreuse!
Cette attitude m’a été bénéfique et le demeure toujours. Au point tel que je côtoie maintenant cette maladie sans ressentir d’amertume… Tout au contraire, j’ai tant et tant appris d’elle…
Le cancer n’a pas d’emprise sur la force vitale qui m’habite. Je ne lui ai pas donné cette autorisation. Il en a été de même pour la souffrance. Je lui ai refusé de prendre toute la place dans ma vie, dans ma tête et dans mon corps! Quand j’ai des élancements, je ne me bats pas contre la souffrance que je ressens. Je m’en sers comme tremplin. J’aime bien trop la vie pour me cloîtrer derrière la souffrance! Alors, je me concentre… Je me réfugie dans l’amour du moment, dans cette plénitude et je laisse tournoyer la douleur… Je l’imagine alors butinant, papillonnant… L’intensité de la douleur s’estompe peu à peu… Je l’oublie… et je poursuis ma vie… heureuse!
Au cours des prochains mois, je prendrai soin vigoureusement de ma vie, de mon corps et de mon âme. J’espère ne pas avoir à combattre trop souvent l’apitoiement de certaines personnes. C’est tellement difficile de faire face à trop de compassion de la part de son entourage… Je sais que cet attendrissement à mon égard se veut une marque d’amitié, d’amour, et je remercie de tout cœur tous ces gens… mais cela gruge la force vitale que j’alimente au plus profond de moi. Cette bienveillance ne fait que me rappeler ma maladie et son versant ténébreux, ses images déshumanisantes, ses heures noires… Je ne veux pas de pitié, de mansuétude, de compatissance… Je veux des élans de joie de vivre, de l’enthousiasme, du rire, de la jovialité… Je veux qu’on rayonne de vie autour de moi, c’est cela qui me conduira vers la rémission et m’accordera encore et encore du temps, des jours, des mois et des années ici-bas… J’aime la vie, alors j’en prends soin…
Je vous aime…
Claire
P.S. J’attends avec impatience l’appel téléphonique de l’hôpital qui me confirmera la date de mon opération… On avait cru que ce serait le 27 mai, puis le 30… Tout semble se diriger pour vendredi 3 juin…. J’attends la confirmation avec impatience…Je suis prête encore une fois pour mon grand combat!
Je lui donne toute la place possible… et bien au-dessus de ces deux satanés de cancer qui m’habitent.
Oui, j’aime la vie…
J’aime sa force et sa beauté indescriptible… J’aime sa vivacité!
Je sais cela ne se dit pas d’aimer la vivacité de la vie, mais moi je me permets de l’exprimer, haut et fort…
En 2008, lorsque je suis entrée en chimiothérapie, je craignais cette rencontre inconnue qui m’attendait. J’avais peur de mourir, j’avais peur de la souffrance, j’avais peur de la maladie, j’avais peur de devenir une cancéreuse. Heureusement, mes nuits d’insomnie m’ont portée vers de grandes zones d’espoir. J’ai fini par réaliser que j’avais le choix : vivre ou bien mourir. C’est alors que j’ai pris la décision ultime d’être, d’abord et avant tout, une personne vivante, immensément vivante! Je refusais d’être séquestrée à l’intérieur d’un seul mot : cancéreuse!
Cette attitude m’a été bénéfique et le demeure toujours. Au point tel que je côtoie maintenant cette maladie sans ressentir d’amertume… Tout au contraire, j’ai tant et tant appris d’elle…
Le cancer n’a pas d’emprise sur la force vitale qui m’habite. Je ne lui ai pas donné cette autorisation. Il en a été de même pour la souffrance. Je lui ai refusé de prendre toute la place dans ma vie, dans ma tête et dans mon corps! Quand j’ai des élancements, je ne me bats pas contre la souffrance que je ressens. Je m’en sers comme tremplin. J’aime bien trop la vie pour me cloîtrer derrière la souffrance! Alors, je me concentre… Je me réfugie dans l’amour du moment, dans cette plénitude et je laisse tournoyer la douleur… Je l’imagine alors butinant, papillonnant… L’intensité de la douleur s’estompe peu à peu… Je l’oublie… et je poursuis ma vie… heureuse!
Au cours des prochains mois, je prendrai soin vigoureusement de ma vie, de mon corps et de mon âme. J’espère ne pas avoir à combattre trop souvent l’apitoiement de certaines personnes. C’est tellement difficile de faire face à trop de compassion de la part de son entourage… Je sais que cet attendrissement à mon égard se veut une marque d’amitié, d’amour, et je remercie de tout cœur tous ces gens… mais cela gruge la force vitale que j’alimente au plus profond de moi. Cette bienveillance ne fait que me rappeler ma maladie et son versant ténébreux, ses images déshumanisantes, ses heures noires… Je ne veux pas de pitié, de mansuétude, de compatissance… Je veux des élans de joie de vivre, de l’enthousiasme, du rire, de la jovialité… Je veux qu’on rayonne de vie autour de moi, c’est cela qui me conduira vers la rémission et m’accordera encore et encore du temps, des jours, des mois et des années ici-bas… J’aime la vie, alors j’en prends soin…
Je vous aime…
Claire
P.S. J’attends avec impatience l’appel téléphonique de l’hôpital qui me confirmera la date de mon opération… On avait cru que ce serait le 27 mai, puis le 30… Tout semble se diriger pour vendredi 3 juin…. J’attends la confirmation avec impatience…Je suis prête encore une fois pour mon grand combat!
lundi 16 mai 2011
Un petit mot…
Un petit mot pour vous dire que je vous aime, avec beaucoup de tendresse.
J’aime venir sur ce blogue prendre le temps de vous écrire et de lire vos commentaires…
Ce blogue est vraiment un moment de quiétude pour moi…
Demain, je pars pour la Floride m’y reposer à notre condo, une petite semaine. Au retour, la salle d’opération m’attend…
Tout ira bien, j’ai décidé…
D’ici là, rappelez-vous des cinq règles essentielles pour être
heureux :
1- Libérer son cœur des rancœurs
2- Libérer son esprit des soucis
3- Vivre simplement
4- Donner plus
5- Espérer moins de l’humain
Et n’oubliez pas que « Vieillir est obligatoire, mais grandir est un choix… !
Tendresses à chacun, chacune.
Je vous enverrai plein de soleil.
A bientôt.
Claire.
P.S. Aujourd’hui mon Pierre-Étienne a 25 ans….Il est un homme maintenant…
J’aime venir sur ce blogue prendre le temps de vous écrire et de lire vos commentaires…
Ce blogue est vraiment un moment de quiétude pour moi…
Demain, je pars pour la Floride m’y reposer à notre condo, une petite semaine. Au retour, la salle d’opération m’attend…
Tout ira bien, j’ai décidé…
D’ici là, rappelez-vous des cinq règles essentielles pour être
heureux :
1- Libérer son cœur des rancœurs
2- Libérer son esprit des soucis
3- Vivre simplement
4- Donner plus
5- Espérer moins de l’humain
Et n’oubliez pas que « Vieillir est obligatoire, mais grandir est un choix… !
Tendresses à chacun, chacune.
Je vous enverrai plein de soleil.
A bientôt.
Claire.
P.S. Aujourd’hui mon Pierre-Étienne a 25 ans….Il est un homme maintenant…
vendredi 13 mai 2011
Je suis fatiguée…
Depuis quelques jours, je remarque une fatigue grandissante qui s’installe… Je n’ai plus de doutes : mon opération qui aura lieu à la fin du mois a vraiment sa raison d’être. La récidive de mon cancer de l’ovaire me gobe pas mal d’énergie. Je ressens une certaine lassitude. Cela me dérange, car je peine à marcher mes cinq kilomètres quotidiens… Disons que je me contente de trois depuis quelques jours…
Le compte à rebours est commencé d’ici le Jour J…
Je partirai me reposer quelques jours à notre condo en Floride d’ici la date d’opération…
Je navigue sur des émotions contradictoires ces temps-ci : parfois j’ai hâte de passer sous le bistouri qu’on en finisse et que revienne vite mon énergie légendaire, parfois, je crains de devoir encore une fois me payer la traite en zigouillage et devoir subir les douloureuses conséquences physiques qui s’en suivront.
Ce matin, lors de ma rencontre avec le médecin de l’admission, il m’a informée des résultats de mon électrocardiogramme de mardi dernier et des analyses sanguines : je pète le feu !!!! Tant mieux, moi je ne trouve pas vraiment…Il me confirme que je suis « opérable » ! C’est chouette comme constat… À cela, je préfère entendre : je vous offre un cornet de crème glacée à la tire et sucre d’érable… avec DEUX BOULES. Il me semble que ce serait plus énergisant…
Alors, on va de l’avant…le bistouri m’attend !
Dire que dans un mois je commencerai aussi mes traitements de chimio… Où est donc ma perruque? ? Faut que je la trouve…
Bon, je vais profiter de cette superbe journée pour aller faire un tour… Peut-être même aller au cinéma, à la représentation de 17 h 30, voir Potiche avec Catherine Deneuve. Cela me fera du bien au moral, me changera les idées…
Demain et dimanche, j’assisterai aux concerts « Laudate » que donne le chœur Amabilis. On y chantera des chants sacrés, tirés de messes de Mozart et de Haydn. J’ai hâte… Pierre fait partie de cette chorale en tant que ténor… Cela le rend vivement heureux.
Dimanche, mes enfants me fêteront lors du souper qu’ils auront préparé chez Catherine… C’est un bon moment que d’être la « reine » d’une journée…
Hier, j’ai vécu un extraordinaire moment… J’ai enregistré deux autres chansons… J’en ai sept de finalisées… Oh, la, la… quel plaisir. C’est André, le conjoint de ma sœur Lorraine, qui fait les arrangements musicaux de mes chansons. Il est musicien… c’est surtout un artiste… un peintre de la musique… C’est tellement beau ce qu’il fait… Il sait saisir l’émotion que dégagent les paroles et la musique de mes chansons…
Je me considère choyée de pouvoir écrire des chansons… et aussi des romans. Les mots ne m’effraient pas…
Bon, je vous laisse terminer votre journée… Je fais de même…
J’essaie de ramasser tous mes morceaux et me donner le courage d’aller marcher au moins trois kilomètres à défaut de faire davantage, telles mes habitudes… Mais je sais que dans un mois, chimio ou pas, l’énergie sera revenue me revigorer et je reprendrai mon circuit pédestre quotidien, comme si de rien n’était…
Je vous embrasse…
Prenez soin de vous…
Claire, un peu fatiguée…
Le compte à rebours est commencé d’ici le Jour J…
Je partirai me reposer quelques jours à notre condo en Floride d’ici la date d’opération…
Je navigue sur des émotions contradictoires ces temps-ci : parfois j’ai hâte de passer sous le bistouri qu’on en finisse et que revienne vite mon énergie légendaire, parfois, je crains de devoir encore une fois me payer la traite en zigouillage et devoir subir les douloureuses conséquences physiques qui s’en suivront.
Ce matin, lors de ma rencontre avec le médecin de l’admission, il m’a informée des résultats de mon électrocardiogramme de mardi dernier et des analyses sanguines : je pète le feu !!!! Tant mieux, moi je ne trouve pas vraiment…Il me confirme que je suis « opérable » ! C’est chouette comme constat… À cela, je préfère entendre : je vous offre un cornet de crème glacée à la tire et sucre d’érable… avec DEUX BOULES. Il me semble que ce serait plus énergisant…
Alors, on va de l’avant…le bistouri m’attend !
Dire que dans un mois je commencerai aussi mes traitements de chimio… Où est donc ma perruque? ? Faut que je la trouve…
Bon, je vais profiter de cette superbe journée pour aller faire un tour… Peut-être même aller au cinéma, à la représentation de 17 h 30, voir Potiche avec Catherine Deneuve. Cela me fera du bien au moral, me changera les idées…
Demain et dimanche, j’assisterai aux concerts « Laudate » que donne le chœur Amabilis. On y chantera des chants sacrés, tirés de messes de Mozart et de Haydn. J’ai hâte… Pierre fait partie de cette chorale en tant que ténor… Cela le rend vivement heureux.
Dimanche, mes enfants me fêteront lors du souper qu’ils auront préparé chez Catherine… C’est un bon moment que d’être la « reine » d’une journée…
Hier, j’ai vécu un extraordinaire moment… J’ai enregistré deux autres chansons… J’en ai sept de finalisées… Oh, la, la… quel plaisir. C’est André, le conjoint de ma sœur Lorraine, qui fait les arrangements musicaux de mes chansons. Il est musicien… c’est surtout un artiste… un peintre de la musique… C’est tellement beau ce qu’il fait… Il sait saisir l’émotion que dégagent les paroles et la musique de mes chansons…
Je me considère choyée de pouvoir écrire des chansons… et aussi des romans. Les mots ne m’effraient pas…
Bon, je vous laisse terminer votre journée… Je fais de même…
J’essaie de ramasser tous mes morceaux et me donner le courage d’aller marcher au moins trois kilomètres à défaut de faire davantage, telles mes habitudes… Mais je sais que dans un mois, chimio ou pas, l’énergie sera revenue me revigorer et je reprendrai mon circuit pédestre quotidien, comme si de rien n’était…
Je vous embrasse…
Prenez soin de vous…
Claire, un peu fatiguée…
dimanche 8 mai 2011
La Fête des Mères
Aujourd'hui, ça fait 36 ans que tu es une maman... Une maman extraordinaire et merveilleuse qui a su démontrer à tes filles et ton garçon comment être dans la vie et comment foncer dedans... comment sauter à pieds joints vers l'avenir et combattre nos craintes. Tu es un exemple parfait de ce que c'est que de vivre et de se battre... Tu devrais être un livre Grolier blanc que tu m'avais acheté quand j'étais plus jeune.
Depuis le début de ton cancer, j'ai toujours cette crainte qu'un jour trop proche, je ne pourrai plus te dire en personne que je t'aime et que tu es importante dans ma vie. J'en profite maintenant pour le faire et te dire que je veux pouvoir te le souhaiter très longtemps.
Donc en cette journée de la fête des mères, je te souhaite une très belle journée !
Je t'aime,
ta fille,
Catherine
Depuis le début de ton cancer, j'ai toujours cette crainte qu'un jour trop proche, je ne pourrai plus te dire en personne que je t'aime et que tu es importante dans ma vie. J'en profite maintenant pour le faire et te dire que je veux pouvoir te le souhaiter très longtemps.
Donc en cette journée de la fête des mères, je te souhaite une très belle journée !
Je t'aime,
ta fille,
Catherine
vendredi 6 mai 2011
Le jour où je me suis aimé pour de vrai
Texte de Charlie Chaplin...
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci est… Savoir vivre.
Charlie Chaplin
P.S. C'est tellement beau, vrai...Voilà pourquoi je le partage sur mon blogue à vous tous que j'aime.
Claire.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci est… Savoir vivre.
Charlie Chaplin
P.S. C'est tellement beau, vrai...Voilà pourquoi je le partage sur mon blogue à vous tous que j'aime.
Claire.
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