jeudi 4 septembre 2008

Fallait s’y attendre, je suppose !

Je suis au Brésil… À Sao Paulo, plus exactement. Pierre a affaires ici, jusqu'à demain, alors que nous quitterons pour Campinas rejoindre des amis pour la fin de semaine. Puis, ce sera l’envol vers Salvador…Je serai près de la mer… J’ai besoin, besoin, besoin d’être près de la mer… surtout depuis trente minutes…

Oui, depuis trente minutes, mon plaisir vient d’en prendre un fichu coup. Dans mon cou, là, où en décembre dernier, j’avais décelé une petite protubérance, se trouve une nouvelle petite boule bien dure… Au même endroit ! La même forme… Sous ma cicatrice… Maudit !

J’ai téléphoné à l’hôpital Charles Lemoyne, tentant de rejoindre mon infirmière pivot. Je veux un rendez-vous dès mon retour… Je veux une prise de sang et qu’on me révèle ce que mon marqueur, le CA125, a soudainement tant à me dire…

J’ai vécu sept semaines sans la protection de la chimiothérapie et vlan ! Je crois que mon cancer est en très bonne santé, fringant, excité quoi ! Pas moi…

J’ai eu le cœur gros évidemment… Je me suis donné le droit de pleurer un petit peu… J’ai compris que la bataille reprenait… Que peut-être, il y avait d’autres métastases qui se développaient dans mon corps, qui m’envahissaient sans que j’en sois consciente… J’ai eu peur… Puis, j’ai regardé au travers de la fenêtre de ma chambre d’hôtel… J’ai vu du haut de notre 15e étage, toute cette ville devant moi… Magnifique ! Non ! Le cancer ne viendra pas anéantir encore une fois mon voyage au Brésil, comme en janvier dernier… Pour le bien de mon moral, je crois qu’il serait sain que je ne m’accorde le droit de penser à la maladie que seulement quelques minutes, le temps d’écrire sur le blogue… puis je m’obligerai pour le reste de ce voyage à «oublier » volontairement ce métastase qui s’amuse à me défier en me faisant un pied de nez…
Non, le cancer ne me gâchera pas mon voyage. Je dois garder les yeux ouverts et admirer ce paysage gigantesque, sans laisser la tristesse m’envahir. La vie est trop belle, après tout !
Dieu que j’ai dont besoin de voir la mer… Dans quelques jours… Lundi…

Heureusement que vous êtes là… Je ressens déjà votre énergie me rejoindre et m’envelopper…
Merci…
Prenez soin de vous…
Claire.

8 commentaires:

Cath a dit…

J'essaye de me dire que ce n'est rien, qu'on ne recommence pas la lutte, que tu vas continuer à bien aller, à être super en forme... mais c'est difficile... Je veux juste te dire que je t'aime...

C a dit…

Et moi je t'envoie aussi tous mes je t'aime!! caro xoxo

Anonyme a dit…

Pas facile à prendre... mais on va encore tenter de conjurer le sort. - Prochaine étape: fixer du regard l'horizon de cet Atlantique du sud de l'équateur. Fixer du regard ces vagues qui dégagent assez d'énergie pour nous aider à survivre à cette nouvelle aression du "monstre"...
Pierre

Anonyme a dit…

Claire mon adorable soeur,

Je suis sous le choc !!! Sache que tout mon amour va vers toi et en toi. Puisse qu'il participe à ta protection et nous y arriverons encore une fois.

N'oublie jamais que je serai toujours là pour toi, quoique tu me demandes.

Oui, oui, regarde cette mer, cette énergie extraordinaire et salutaire.

Je t'aime tellement,

Pauline

Anonyme a dit…

Je t'envoie un super de gros câlin.
Je t'aime très fort
Cousine Ginette xxxx

Anonyme a dit…

J'ai fondu d'impuissance en te lisant. Comme je voudrais pouvoir faire quelque chose, pouvoir arrêter la maudite machine à faire souffrir.
Tu as raison, fais le plein de merveilles, tu seras plus forte au retour pour reprendre la bataille.
Et puis pleure, maudit, pleure.
Je t'aime si fort. Je ne te le dirai jamais assez.
Hélène

Anonyme a dit…

Les mots me manquent pour exprimer mon désaroi vis-à-vis cette nouvelle... J'ai énormément de difficulté à accepter cette nouvelle attaque contre ma mère alors qu'elle est si loin de moi... Prends soin de toi maman, et oui, profites de tes vacances parce que si cette manifestation dans ton cou se révèle être ce que l'on pense, beaucoup de travail t'attendra à ton retour. Je t'aime de tout mon coeur maman, et j'espère, j'implore le seigneur tout puissant qu'il puisse être à tes côtés durant cette tempête qui s'approche tel un ouragan. Mais j'ai une foi innébranlable en toi, et je sais que tu te battras, simplement pour le fait que la vie, tu l'incarnes, et l'a même donné à 4 charmantes femmes. La vie t'en doit toute une, et j'espère que cette fois, elle en sera consciente! Je t'aime!

PE

Anonyme a dit…

Bonsoir chère Claire, Claude m'a appelé pour me dire de lire ton blogue. Je continue à croire toujours et encore en ta guérison. Avec une telle volonté de vivre, tout est possible. Sois confiante envers et contre tout!
Avec beaucoup d'AMOUR et de TENDRESSE! Des pensées positives s'envolent tous les jours vers toi!