Bonjour,
Certains ont écrit pour demander des nouvelles de Claire. Ne vous inquiétez pas, elle va bien ! Elle est déménagée au début juin, un petit voyage en Floride ensuite et présentement, elle est dans la décoration de son condo. Puisqu'elle se concentre là-dessus et sur le lancement de son prochain livre, sa concentration est ailleurs, mais je vais lui demander de vous écrire un petit mot.
Bonne journée,
Catherine (sa fille)
Ceci est un blog pour informer les proches de maman de son état de santé durant cette lutte qu'elle s'apprête à vivre.
lundi 20 juillet 2009
mercredi 13 mai 2009
Relais pour la vie 2009
Bonjour !
Comme l'an dernier, nous participons au Relais pour la vie dans le but d'amasser des fonds pour la Société Canadienne du Cancer. Cette marche a lieu le 5 juin à Chambly. Notre but est de ramasser plus que l'an passé, donc 1500 $. Nous sommes très proches de notre but, que 315$ et nous l'aurons !
Si vous voulez nous encourager, vous pouvez le faire par internet ici au nom de l'équipe des CHATONS COSMIQUES. Si vous voulez le faire par chèque, veuillez m'écrire à catherinelussier@gmail.com.
Cette année encore, notre liste des participants s'est remplie rapidement. Voici donc les membres:
Merci de bien vouloir nous encourager à continuer cette lutte !
Catherine Lussier
Comme l'an dernier, nous participons au Relais pour la vie dans le but d'amasser des fonds pour la Société Canadienne du Cancer. Cette marche a lieu le 5 juin à Chambly. Notre but est de ramasser plus que l'an passé, donc 1500 $. Nous sommes très proches de notre but, que 315$ et nous l'aurons !
Si vous voulez nous encourager, vous pouvez le faire par internet ici au nom de l'équipe des CHATONS COSMIQUES. Si vous voulez le faire par chèque, veuillez m'écrire à catherinelussier@gmail.com.
Cette année encore, notre liste des participants s'est remplie rapidement. Voici donc les membres:
- Catherine Lussier
- Pierre Touchette
- Marie-Claire Touchette
- Emmanuelle Touchette
- Elise Touchette
- Philippe Georges
- Fernand Matteau
- Louise Roy
- Martine Felton
- Martine Bernier
- Claudette Giard
- Claudine Dugré-Thibodeau
- Valérie Bessette
Merci de bien vouloir nous encourager à continuer cette lutte !
Catherine Lussier
mercredi 22 avril 2009
Bonne nouvelle !
Dans quelques jours, cela fera un an que j’aurai eu ma chirurgie au cours de laquelle on m’avait enlevé tout le système reproducteur. Évidemment, je dois revoir le docteur Chan aux six mois pour fins d’évaluation. Eh bien ! Je reviens de cette visite…
Du bonheur !
Il est content. Je suis contente. Vous serez contents aussi, j’en suis certaine.
Voici les résultats : aucune présence de nodules, aucune masse « étrangère » et tous les tissus environnants sont sains. Wow ! Je suis tellement heureuse…
Dans l’auto, en revenant, j’ai failli pleurer tant j’étais émue… J’ai des chances de vivre un autre
beau six mois ! Yes ! Yes ! Yes !
Demain matin, Pierre et moi partons pour la Floride, une petite semaine…
La vie est belle !
Il faut quand même admettre qu’il n’y a pas toujours que de mauvaises nouvelles dans la vie…
Ce soir, on ouvrira une bonne bouteille de vin que j’ai achetée en revenant chez moi … Faut fêter cette nouvelle rassurante après tout !
Je vous embrasse…
Je vous aime et vous serre fort dans mes bras,
Claire.
Du bonheur !
Il est content. Je suis contente. Vous serez contents aussi, j’en suis certaine.
Voici les résultats : aucune présence de nodules, aucune masse « étrangère » et tous les tissus environnants sont sains. Wow ! Je suis tellement heureuse…
Dans l’auto, en revenant, j’ai failli pleurer tant j’étais émue… J’ai des chances de vivre un autre
beau six mois ! Yes ! Yes ! Yes !
Demain matin, Pierre et moi partons pour la Floride, une petite semaine…
La vie est belle !
Il faut quand même admettre qu’il n’y a pas toujours que de mauvaises nouvelles dans la vie…
Ce soir, on ouvrira une bonne bouteille de vin que j’ai achetée en revenant chez moi … Faut fêter cette nouvelle rassurante après tout !
Je vous embrasse…
Je vous aime et vous serre fort dans mes bras,
Claire.
samedi 18 avril 2009
Avoir su…
Voici un message que j’ai reçu de mon amie Claudette. Évidemment, il traite du cancer des ovaires.
Avoir su !
Oui, avoir su, combien de femmes seraient encore en vie…
Faut absolument transmettre ces informations à toutes les femmes que vous connaissez…
Je vous aime, je ne le vous direz jamais assez !
Voici donc un texte écrit par une jeune femme, Émilie Langlois (1975-2009)
Bonjour chers amis,
Voici un texte que j'ai écrit dans l'espoir d'informer le plus de gens possible au sujet de mon cancer. Lisez-le et si possible, partagez-le avec vos contacts. C'est une façon pour moi de sentir que cette expérience que je vis pourra peut-être servir à sauver des vies. Merci infiniment pour votre aide !
Émilie xxx
Le cancer de l'ovaire
Je vous raconte aujourd'hui mon histoire dans l'espoir d'informer le plus de gens possible au sujet du cancer de l'ovaire pour ainsi peut-être éviter d'autres cas comme le mien. Merci de prendre le temps de lire ce qui suit.
Je m'appelle Émilie. J'ai 33 ans. J'ai un conjoint, Daniel, et ni lui ni moi n'avons d'enfants. Par contre, en février 2007, nous avons commencé nos essais pour avoir un bébé. Après 6 mois d'essais infructueux, je suis allée consulter ma gynécologue à propos de petites pertes de sang que j'avais vers la fin de mon cycle (une semaine avant les menstruations) depuis le mois de novembre 2006. Ces pertes ne duraient habituellement que quelques jours mais je me demandais s'il pouvait y avoir un lien avec ma fertilité. Ma gynécologue m'a dit qu'il n'y avait pas de liens et de ne pas m'inquiéter car ce genre de pertes est normal et fréquent. J'ai consulté une autre gynécologue et la réponse a été la même. (J'ai lu plus tard sur internet que ces saignements pourraient être un des symptômes du cancer de l'ovaire mais cela resterait à confirmer).
Nous avons donc continué nos essais et je suis tombée enceinte à la fin août 2007. Daniel et moi étions vraiment heureux ! Malheureusement, j'ai fait une fausse couche au début du mois de novembre. Trois semaines plus tard, j'avais encore des saignements alors on m'a fait passer une échographie pour vérifier s'il restait des caillots dans mon utérus. Ils n'ont pas vu de caillots mais un petit kyste sur l'ovaire droit et un peu de liquide dans l'abdomen. Le médecin m'a rassurée en me disant que le kyste était tellement petit que c'était probablement mon ovulation plutôt qu'un kyste. Le liquide lui était là, selon lui, à cause de ma grossesse précédente. Je suis donc partie rassurée et confiante que j'aurais bientôt un autre petit bébé dans mon ventre.
Vers la fin de décembre, j'ai commencé à sentir que mon ventre était un peu enflé, comme si j'étais 'ballonnée'. Je me souviens en avoir parlé à ma mère le 25 décembre et nous avons toutes les deux pensé que c'était quelque chose que j'avais mangé. Alors pendant tout le temps des fêtes, j'ai mis ma petite bedaine arrondie sur le dos des interminables bouffes du temps des fêtes et aussi de l'entraînement que j'avais arrêté pendant les vacances.
Janvier arrive. Je recommence à m'entraîner et à mieux manger mais mon ventre continue de grossir. J'ai de la difficulté à me pencher pour attacher mes bottes et j'ai l'air d'être enceinte de 3 ou 4 mois. À la mi-janvier, je décide d'aller consulter. Et c'est le 17 janvier que ma vie et celle de Daniel a basculé lorsqu'on nous a appris que j'avais le cancer de l'ovaire et qu'il était urgent qu'on m'opère. On m'a donc enlevé les ovaires, l'utérus, l'appendice, quelques ganglions et un liquide qu'on appelle 'ascite' qui était responsable de ce gonflement de mon abdomen. J'en suis maintenant à ma deuxième série de chimiothérapie.
Le petit kyste que le médecin a vu sur mon ovaire à la fin novembre était en fait le début du cancer. Et le liquide qui était aussi en place à ce moment, était de l'ascite qui commençait à s'accumuler (le cancer produit l'ascite). En un mois et demi, mes ovaires avaient doublé de grosseur et le cancer était rendu à un stade avancé.
Le cancer de l'ovaire est un cancer 'silencieux' et insidieux et il est souvent diagnostiqué à un stade avancé et dans mon cas, il s'est développé très très rapidement. Les gynécologues ne semblent pas encore 'entraînés' à remarquer les premiers symptômes et c'est pourquoi je tiens à vous transmettre ce que j'ai appris de cette expérience pour que vous puissiez vous-mêmes être attentifs aux premiers symptômes et avoir quelques trucs pour prévenir le développement du cancer. Le cancer des ovaires est difficile à guérir lorsqu'il est rendu à un stade avancé. Il se transforme en maladie chronique c'est-à-dire qu'on réussit à le contrôler pendant quelque temps, puis il revient. D'autres traitements de chimio sont alors nécessaires. Lorsqu'il est diagnostiqué tôt, les chances de guérison sont beaucoup plus élevées. Ne vous sentez pas à l'abri si vous êtes jeune. On voit aussi le cancer de l'ovaire dans la jeune vingtaine.
Voici ce que je vous recommande :
- Lors de votre examen annuel gynécologique, demandez à avoir une prise de sang pour que l'on vérifie vos marqueurs CA-125. Votre gynécologue vous dira probablement que ce n'est pas nécessaire alors INSISTEZ ! Il vous dira que vous n'avez aucune prédisposition pour ce cancer mais INSISTEZ ! Je n'avais aucune prédisposition pour ce cancer (un cancer peu fréquent, un cancer très rare à mon âge, je n'ai aucun cancer de l'ovaire ou même cancer du sein dans ma famille, j'ai toujours eu une bonne alimentation et j'ai toujours fait de l'exercice régulièrement, je n'ai pas pris d'hormone pour tomber enceinte.)
(Les CA-125 sont des marqueurs présents dans le sang et qui indiquent la présence du cancer de l'ovaire. Lorsque vous n'avez pas le cancer ce marqueur se situe autour de 20.)
Si on vous dit que vous avez un kyste sur l'ovaire (premièrement, ne paniquez pas !) demandez aussi à avoir une prise de sang pour qu'on vérifie vos CA-125. On vous dira que les kystes ovariens sont très fréquents et qu'il ne faut pas s'inquiéter mais INSISTEZ ! Si ça ne fonctionne pas, demandez au moins à avoir une autre échographie deux semaines plus tard pour voir si le kyste a pris de l'ampleur et demandez encore une analyse de votre CA-125.
- Si vous avez des saignements entre vos règles, allez consulter et demandez une prise de sang pour vérifier vos CA-125 (attention ! Je ne parle pas ici de saignements dus à l'ovulation mais bien de saignements plus vers la fin du cycle que l'on nomme souvent 'spotting' dans le jargon médical.).
- Si vous sentez que votre abdomen se met à gonfler sans raison n'attendez surtout pas que votre ventre soit devenu énorme pour aller consulter. Dès les premiers signes, demandez rapidement une prise de sang pour vérifier vos CA-125. N'oubliez pas qu'une fois le cancer installé, il peut se développer à une vitesse fulgurante !
S'il-vous-plaît, passez ce message à tous vos contacts et demandez-leur, eux aussi, de le passer à tous leurs contacts. Si j'avais eu ce message en novembre 2007, j'aurais demandé à ce que l'on vérifie mes CA-125. On aurait découvert mon cancer, on m'aurait probablement fait l'ablation d'un seul ovaire, je n'aurais pas eu de chimiothérapie et j'aurais encore eu la possibilité d'avoir des enfants. Comprenez-vous l'importance de passer ce message ? Ne le passez pas seulement aux femmes ! Les hommes aussi doivent être au courant car eux aussi peuvent être à l'affût des premiers symptômes et informer leur conjointe, leur sœur, leur mère...
Émilie Langlois.
Malheureusement, voici ce que nous pouvions lire dans le journal, il y a quelques semaines :
À l’Hôpital Hôtel-Dieu de Québec, le 12 février 2009, à l’âge de 34 ans, est décédée Émilie Langlois, conjointe de Daniel Beaulieu, fille de monsieur Jean Langlois et de dame Claudette Lépine. Elle demeurait à Québec.
La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, le mardi 17 février 2009 de 19 h à 22 h au :
Centre funéraire du Plateau
693, av. Nérée-Tremblay, Québec
Avoir su !
Oui, avoir su, combien de femmes seraient encore en vie…
Faut absolument transmettre ces informations à toutes les femmes que vous connaissez…
Je vous aime, je ne le vous direz jamais assez !
Voici donc un texte écrit par une jeune femme, Émilie Langlois (1975-2009)
Bonjour chers amis,
Voici un texte que j'ai écrit dans l'espoir d'informer le plus de gens possible au sujet de mon cancer. Lisez-le et si possible, partagez-le avec vos contacts. C'est une façon pour moi de sentir que cette expérience que je vis pourra peut-être servir à sauver des vies. Merci infiniment pour votre aide !
Émilie xxx
Le cancer de l'ovaire
Je vous raconte aujourd'hui mon histoire dans l'espoir d'informer le plus de gens possible au sujet du cancer de l'ovaire pour ainsi peut-être éviter d'autres cas comme le mien. Merci de prendre le temps de lire ce qui suit.
Je m'appelle Émilie. J'ai 33 ans. J'ai un conjoint, Daniel, et ni lui ni moi n'avons d'enfants. Par contre, en février 2007, nous avons commencé nos essais pour avoir un bébé. Après 6 mois d'essais infructueux, je suis allée consulter ma gynécologue à propos de petites pertes de sang que j'avais vers la fin de mon cycle (une semaine avant les menstruations) depuis le mois de novembre 2006. Ces pertes ne duraient habituellement que quelques jours mais je me demandais s'il pouvait y avoir un lien avec ma fertilité. Ma gynécologue m'a dit qu'il n'y avait pas de liens et de ne pas m'inquiéter car ce genre de pertes est normal et fréquent. J'ai consulté une autre gynécologue et la réponse a été la même. (J'ai lu plus tard sur internet que ces saignements pourraient être un des symptômes du cancer de l'ovaire mais cela resterait à confirmer).
Nous avons donc continué nos essais et je suis tombée enceinte à la fin août 2007. Daniel et moi étions vraiment heureux ! Malheureusement, j'ai fait une fausse couche au début du mois de novembre. Trois semaines plus tard, j'avais encore des saignements alors on m'a fait passer une échographie pour vérifier s'il restait des caillots dans mon utérus. Ils n'ont pas vu de caillots mais un petit kyste sur l'ovaire droit et un peu de liquide dans l'abdomen. Le médecin m'a rassurée en me disant que le kyste était tellement petit que c'était probablement mon ovulation plutôt qu'un kyste. Le liquide lui était là, selon lui, à cause de ma grossesse précédente. Je suis donc partie rassurée et confiante que j'aurais bientôt un autre petit bébé dans mon ventre.
Vers la fin de décembre, j'ai commencé à sentir que mon ventre était un peu enflé, comme si j'étais 'ballonnée'. Je me souviens en avoir parlé à ma mère le 25 décembre et nous avons toutes les deux pensé que c'était quelque chose que j'avais mangé. Alors pendant tout le temps des fêtes, j'ai mis ma petite bedaine arrondie sur le dos des interminables bouffes du temps des fêtes et aussi de l'entraînement que j'avais arrêté pendant les vacances.
Janvier arrive. Je recommence à m'entraîner et à mieux manger mais mon ventre continue de grossir. J'ai de la difficulté à me pencher pour attacher mes bottes et j'ai l'air d'être enceinte de 3 ou 4 mois. À la mi-janvier, je décide d'aller consulter. Et c'est le 17 janvier que ma vie et celle de Daniel a basculé lorsqu'on nous a appris que j'avais le cancer de l'ovaire et qu'il était urgent qu'on m'opère. On m'a donc enlevé les ovaires, l'utérus, l'appendice, quelques ganglions et un liquide qu'on appelle 'ascite' qui était responsable de ce gonflement de mon abdomen. J'en suis maintenant à ma deuxième série de chimiothérapie.
Le petit kyste que le médecin a vu sur mon ovaire à la fin novembre était en fait le début du cancer. Et le liquide qui était aussi en place à ce moment, était de l'ascite qui commençait à s'accumuler (le cancer produit l'ascite). En un mois et demi, mes ovaires avaient doublé de grosseur et le cancer était rendu à un stade avancé.
Le cancer de l'ovaire est un cancer 'silencieux' et insidieux et il est souvent diagnostiqué à un stade avancé et dans mon cas, il s'est développé très très rapidement. Les gynécologues ne semblent pas encore 'entraînés' à remarquer les premiers symptômes et c'est pourquoi je tiens à vous transmettre ce que j'ai appris de cette expérience pour que vous puissiez vous-mêmes être attentifs aux premiers symptômes et avoir quelques trucs pour prévenir le développement du cancer. Le cancer des ovaires est difficile à guérir lorsqu'il est rendu à un stade avancé. Il se transforme en maladie chronique c'est-à-dire qu'on réussit à le contrôler pendant quelque temps, puis il revient. D'autres traitements de chimio sont alors nécessaires. Lorsqu'il est diagnostiqué tôt, les chances de guérison sont beaucoup plus élevées. Ne vous sentez pas à l'abri si vous êtes jeune. On voit aussi le cancer de l'ovaire dans la jeune vingtaine.
Voici ce que je vous recommande :
- Lors de votre examen annuel gynécologique, demandez à avoir une prise de sang pour que l'on vérifie vos marqueurs CA-125. Votre gynécologue vous dira probablement que ce n'est pas nécessaire alors INSISTEZ ! Il vous dira que vous n'avez aucune prédisposition pour ce cancer mais INSISTEZ ! Je n'avais aucune prédisposition pour ce cancer (un cancer peu fréquent, un cancer très rare à mon âge, je n'ai aucun cancer de l'ovaire ou même cancer du sein dans ma famille, j'ai toujours eu une bonne alimentation et j'ai toujours fait de l'exercice régulièrement, je n'ai pas pris d'hormone pour tomber enceinte.)
(Les CA-125 sont des marqueurs présents dans le sang et qui indiquent la présence du cancer de l'ovaire. Lorsque vous n'avez pas le cancer ce marqueur se situe autour de 20.)
Si on vous dit que vous avez un kyste sur l'ovaire (premièrement, ne paniquez pas !) demandez aussi à avoir une prise de sang pour qu'on vérifie vos CA-125. On vous dira que les kystes ovariens sont très fréquents et qu'il ne faut pas s'inquiéter mais INSISTEZ ! Si ça ne fonctionne pas, demandez au moins à avoir une autre échographie deux semaines plus tard pour voir si le kyste a pris de l'ampleur et demandez encore une analyse de votre CA-125.
- Si vous avez des saignements entre vos règles, allez consulter et demandez une prise de sang pour vérifier vos CA-125 (attention ! Je ne parle pas ici de saignements dus à l'ovulation mais bien de saignements plus vers la fin du cycle que l'on nomme souvent 'spotting' dans le jargon médical.).
- Si vous sentez que votre abdomen se met à gonfler sans raison n'attendez surtout pas que votre ventre soit devenu énorme pour aller consulter. Dès les premiers signes, demandez rapidement une prise de sang pour vérifier vos CA-125. N'oubliez pas qu'une fois le cancer installé, il peut se développer à une vitesse fulgurante !
S'il-vous-plaît, passez ce message à tous vos contacts et demandez-leur, eux aussi, de le passer à tous leurs contacts. Si j'avais eu ce message en novembre 2007, j'aurais demandé à ce que l'on vérifie mes CA-125. On aurait découvert mon cancer, on m'aurait probablement fait l'ablation d'un seul ovaire, je n'aurais pas eu de chimiothérapie et j'aurais encore eu la possibilité d'avoir des enfants. Comprenez-vous l'importance de passer ce message ? Ne le passez pas seulement aux femmes ! Les hommes aussi doivent être au courant car eux aussi peuvent être à l'affût des premiers symptômes et informer leur conjointe, leur sœur, leur mère...
Émilie Langlois.
Malheureusement, voici ce que nous pouvions lire dans le journal, il y a quelques semaines :
À l’Hôpital Hôtel-Dieu de Québec, le 12 février 2009, à l’âge de 34 ans, est décédée Émilie Langlois, conjointe de Daniel Beaulieu, fille de monsieur Jean Langlois et de dame Claudette Lépine. Elle demeurait à Québec.
La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, le mardi 17 février 2009 de 19 h à 22 h au :
Centre funéraire du Plateau
693, av. Nérée-Tremblay, Québec
lundi 30 mars 2009
Pour combien de temps ?
Certains d’entre vous s’inquiètent de mon silence…
Je sais, je n’écris plus souvent.
A vrai dire, je vous écris rarement depuis quelques mois. Ce n’est pas que le lien qui nous unit soit rompu, ce sont les mots qui me font peur.
Ce n’est pas toujours simple de décrire ce qu’on ressent…
Je n’ai pas toujours le courage de parler des dessous de ma maladie. De ce qui se cache derrière ma vivacité, ma bonne humeur, ma joie de vivre…
Je vais tenter de le faire en espérant que mes réflexions soient logiques, un tant soit peu.
Même si je suis profondément heureuse, même si je vis une vie normale, j’ai très souvent une boule au fond de la gorge. Souvenez-vous en septembre, lorsque j’ai appris qu’il me restait une année à vivre statistiquement parlant… Bien, si vous savez calculer, il y a déjà six mois d’écoulés… Ça va vite, je trouve… trop vite ! Non, non, je ne pleure pas sur ma propre déception de voir le temps courir si rapidement…
J’ai beau me dire que je suis en pleine forme, la peur m’habite.
Le fait d’en parler m’oblige à regarder en face la situation qui ne me semble pas très alléchante. J’ai beau remplir de témérité le fond de mon cerveau et me ragaillardir l’esprit en voulant relever le défi inimaginable de me rendre bien vivante au 24 janvier 2013 pour savourer ma guérison miraculeuse, la peur demeure…
Ce n’est pas facile de dominer la crainte de mourir…Vraiment pas…
Il y a des moments, où je cherche un endroit où je pourrais bien me cacher afin que la mort puisse ne pas me rattraper.
Malgré mes craintes envahissantes, je continue de me battre. De combattre le monstre.
Je remarque aussi que depuis quelque temps, je suis devenue accro au CA 125 !!!
Si c’était possible, je voudrais une analyse sanguine de ce marqueur à toutes les semaines… J’en ai eu une la semaine dernière…La dernière datait du 9 janvier… Ouf ! Mon marqueur indiquait 26… C’est génial ! Les métastases se tiennent donc encore tranquilles dans leur développement d’un cancer généralisé… Cela est une bonne nouvelle ! Toutefois, j’ai peur des semaines à venir qui me rapprochent de plus en plus de l’échéance… Je suis bien consciente que le cancer me fait perdre mon avenir, mon devenir… Le cancer prend tout, le maudit !
Je sais désormais que mes projets ne seront plus jamais à long terme, qu’ils ne se planifieront que de six mois en six mois… Comme je suis en forme physiquement et que je marche mon cinq kilomètres quotidiennement ou presque, mon corps déborde d’énergie. Il m’en faut d’ailleurs beaucoup, je déménage dans deux mois.
Mais, malgré une bonne santé, il faut quand même savoir regarder la vérité en face.
Évidemment, je pourrais me cacher derrière le déni ou la conviction qu’il n’y a pas lieu de me tourmenter outre mesure.
Je suis inquiète ! Devant le cancer, il y a ma peur. De l’incertitude en quantité industrielle. De l’angoisse que je dois constamment refouler pour ne pas qu’elle vienne étioler le temps que je dispose à tenter de vivre le présent avec un brin de sérénité.
Je suis troublée… d’apprendre à mourir. D’accepter l’irrévocable même si je sais que la mort est une conclusion très, très, très normale à la vie. A ma vie. A toute forme de vie.
C’est fou, mais plus le temps avance, plus j’ai un besoin énorme de rencontrer mon oncologue. Je compte les jours d’ici ma prochaine visite… Mon oncologue est devenue beaucoup plus qu’une spécialiste… Elle est une muraille en quelque sorte. Elle me protège, tel un rempart entre moi et le cancer, entre moi et la mort.
Malgré mes angoisses existentielles, je demeure sereine et toujours immensément amoureuse de la vie. Je préfère toujours mieux accepter ce maudit cancer et la mort qui s’en suivra que de me complaire à pleurer sur mon sort, à développer de l’amertume ou encore, à crier à l’injustice. Surtout que j’ai eu une belle vie… Elle demeure encore toujours aussi belle. Je n’ai pas de place pour le moindre regret. Je sais que j’ai fait ce que j’ai pu, du mieux que je le pouvais… Je suis en paix. J’ai juste de la difficulté à regarder le sablier se vider.
Difficile de faire le deuil de ma vie… Je me concentre sur chaque grain de sable qui s’écoule, sur mon présent que j’essaie de vivre avec beaucoup d’intensité et de sérénité.
Malgré cette tristesse, je réalise aussi la chance que j’ai d’être consciente de l’échéance de ma vie car j’ai la possibilité de la toucher au plus profond de moi. Mes émotions deviennent de plus en plus à fleur de peau… Je n’ai rien contre, au contraire…
C’est à tout cela que je pense ces dernières semaines….
Mes réflexions ne m’empêchent pas de rire aux éclats, ou de me promener à New York et d’aller à l’opéra y voir Il Trovatore, ou de me rendre une autre fois en Floride dans trois semaines, de jouer du piano, d’écouter des chansons que j’adore et que j’ai transférées dans mon ordinateur, d’imaginer la décoration de mon condo à Longueuil.
Je suis en pleine vie pour le moment. Il m’est tellement difficile de croire que mon corps se détériore et me conduit vers un grand trou dans lequel je vais finir par y tomber.
Enfin ! Voilà pourquoi je n’écrivais pas ces derniers temps…
Mais croyez-le ou non, malgré tout, je m’entête à croire que je ferai partie de ces 7% de femmes (Stade 4, Grade 3) qui réussiront à traverser les cinq prochaines années et se rendre en rémission.
Je m’accroche de tout mon cœur… au 24 janvier 2013 !
Je vais faire toute une fête, soyez-en certains !
Je vous aime malgré mes silences…
Prenez soin de vous.
Claire.
Je sais, je n’écris plus souvent.
A vrai dire, je vous écris rarement depuis quelques mois. Ce n’est pas que le lien qui nous unit soit rompu, ce sont les mots qui me font peur.
Ce n’est pas toujours simple de décrire ce qu’on ressent…
Je n’ai pas toujours le courage de parler des dessous de ma maladie. De ce qui se cache derrière ma vivacité, ma bonne humeur, ma joie de vivre…
Je vais tenter de le faire en espérant que mes réflexions soient logiques, un tant soit peu.
Même si je suis profondément heureuse, même si je vis une vie normale, j’ai très souvent une boule au fond de la gorge. Souvenez-vous en septembre, lorsque j’ai appris qu’il me restait une année à vivre statistiquement parlant… Bien, si vous savez calculer, il y a déjà six mois d’écoulés… Ça va vite, je trouve… trop vite ! Non, non, je ne pleure pas sur ma propre déception de voir le temps courir si rapidement…
J’ai beau me dire que je suis en pleine forme, la peur m’habite.
Le fait d’en parler m’oblige à regarder en face la situation qui ne me semble pas très alléchante. J’ai beau remplir de témérité le fond de mon cerveau et me ragaillardir l’esprit en voulant relever le défi inimaginable de me rendre bien vivante au 24 janvier 2013 pour savourer ma guérison miraculeuse, la peur demeure…
Ce n’est pas facile de dominer la crainte de mourir…Vraiment pas…
Il y a des moments, où je cherche un endroit où je pourrais bien me cacher afin que la mort puisse ne pas me rattraper.
Malgré mes craintes envahissantes, je continue de me battre. De combattre le monstre.
Je remarque aussi que depuis quelque temps, je suis devenue accro au CA 125 !!!
Si c’était possible, je voudrais une analyse sanguine de ce marqueur à toutes les semaines… J’en ai eu une la semaine dernière…La dernière datait du 9 janvier… Ouf ! Mon marqueur indiquait 26… C’est génial ! Les métastases se tiennent donc encore tranquilles dans leur développement d’un cancer généralisé… Cela est une bonne nouvelle ! Toutefois, j’ai peur des semaines à venir qui me rapprochent de plus en plus de l’échéance… Je suis bien consciente que le cancer me fait perdre mon avenir, mon devenir… Le cancer prend tout, le maudit !
Je sais désormais que mes projets ne seront plus jamais à long terme, qu’ils ne se planifieront que de six mois en six mois… Comme je suis en forme physiquement et que je marche mon cinq kilomètres quotidiennement ou presque, mon corps déborde d’énergie. Il m’en faut d’ailleurs beaucoup, je déménage dans deux mois.
Mais, malgré une bonne santé, il faut quand même savoir regarder la vérité en face.
Évidemment, je pourrais me cacher derrière le déni ou la conviction qu’il n’y a pas lieu de me tourmenter outre mesure.
Je suis inquiète ! Devant le cancer, il y a ma peur. De l’incertitude en quantité industrielle. De l’angoisse que je dois constamment refouler pour ne pas qu’elle vienne étioler le temps que je dispose à tenter de vivre le présent avec un brin de sérénité.
Je suis troublée… d’apprendre à mourir. D’accepter l’irrévocable même si je sais que la mort est une conclusion très, très, très normale à la vie. A ma vie. A toute forme de vie.
C’est fou, mais plus le temps avance, plus j’ai un besoin énorme de rencontrer mon oncologue. Je compte les jours d’ici ma prochaine visite… Mon oncologue est devenue beaucoup plus qu’une spécialiste… Elle est une muraille en quelque sorte. Elle me protège, tel un rempart entre moi et le cancer, entre moi et la mort.
Malgré mes angoisses existentielles, je demeure sereine et toujours immensément amoureuse de la vie. Je préfère toujours mieux accepter ce maudit cancer et la mort qui s’en suivra que de me complaire à pleurer sur mon sort, à développer de l’amertume ou encore, à crier à l’injustice. Surtout que j’ai eu une belle vie… Elle demeure encore toujours aussi belle. Je n’ai pas de place pour le moindre regret. Je sais que j’ai fait ce que j’ai pu, du mieux que je le pouvais… Je suis en paix. J’ai juste de la difficulté à regarder le sablier se vider.
Difficile de faire le deuil de ma vie… Je me concentre sur chaque grain de sable qui s’écoule, sur mon présent que j’essaie de vivre avec beaucoup d’intensité et de sérénité.
Malgré cette tristesse, je réalise aussi la chance que j’ai d’être consciente de l’échéance de ma vie car j’ai la possibilité de la toucher au plus profond de moi. Mes émotions deviennent de plus en plus à fleur de peau… Je n’ai rien contre, au contraire…
C’est à tout cela que je pense ces dernières semaines….
Mes réflexions ne m’empêchent pas de rire aux éclats, ou de me promener à New York et d’aller à l’opéra y voir Il Trovatore, ou de me rendre une autre fois en Floride dans trois semaines, de jouer du piano, d’écouter des chansons que j’adore et que j’ai transférées dans mon ordinateur, d’imaginer la décoration de mon condo à Longueuil.
Je suis en pleine vie pour le moment. Il m’est tellement difficile de croire que mon corps se détériore et me conduit vers un grand trou dans lequel je vais finir par y tomber.
Enfin ! Voilà pourquoi je n’écrivais pas ces derniers temps…
Mais croyez-le ou non, malgré tout, je m’entête à croire que je ferai partie de ces 7% de femmes (Stade 4, Grade 3) qui réussiront à traverser les cinq prochaines années et se rendre en rémission.
Je m’accroche de tout mon cœur… au 24 janvier 2013 !
Je vais faire toute une fête, soyez-en certains !
Je vous aime malgré mes silences…
Prenez soin de vous.
Claire.
lundi 23 mars 2009
Jill Bolte Taylor

Connaissez-vous Jill Bolte Taylor ?
Elle est fascinante ! Courageuse surtout…
Je ne la connaissais pas jusqu’à aujourd’hui… C’est André, mon frère jumeau, qui m’a envoyé un lien virtuel. Je vous envoie ce lien. Prenez le temps de cliquer dessus et d’écouter ce qu’elle raconte.
Voici ce qu’on peut lire sur Wikipedia. La docteure Bolte-Taylor est une scientifique américaine, spécialisée en neuroanatomie qui a la particularité d'avoir vécu elle même un accident vasculaire cérébral.
Les hypothèses sur le fonctionnement cérébral qu'elle en a tirées on eut un fort retentissement, le Time l'ayant même classée comme étant la 41e personne la plus influente du monde dans le Time 100 paru en mai 2008 !
Diplômée de Harvard, elle y a travaillé dans la section psychiatrie où son travail consistait à identifier les différences de connexions dans le cerveau (au niveau chimique et moléculaire), en fonction de certaines pathologies psychiatriques.
Elle rapporte qu'elle se spécialise en neurologie pour comprendre les raisons qui font que son frère atteint de schizophrénie ne peut pas rattacher son monde à la réalité commune et partagée.
En 1996 à l'âge de 37 ans, elle vit un accident vasculaire cérébral grave (dû à la rupture d'un vaisseau sanguin dans le cerveau gauche), qui la rend incapable de parler, de lire, de marcher, et qui la coupe également de tous ses souvenirs. Elle aura une rémission complète, mais au bout de huit ans seulement.
Un accident vasculaire cérébral de ce type donne un moyen peu commun d'explorer les rôles dédiés de chacun des hémisphères cérébraux. En l'occurrence, ce dysfonctionnement (voir le non fonctionnement) de l'hémisphère gauche s'est traduit par la focalisation sur le fonctionnement interne du corps, mais avec un regard comme extérieur, en perdant la notion des limites du corps, en ne percevant plus que de l'énergie.
Elle rapporte ensuite son expérience hors du commun de scientifique vivant de l'intérieur des phénomènes qu'elle a analysé en tant que spécialiste tout en les vivant, dans l'ouvrage My stroke of insight paru en 2006 qui devient assez rapidement un best-seller.
Mais c'est surtout son allocution remarquée au Conférence TED en février 2008 qui la fait connaître du grand public, ainsi qu'un passage à l'émission télévisée très populaire au Etats-Unis The Oprah Winfrey Show en octobre 2008.
Elle est ainsi devenue une théoricienne du fonctionnement cérébral très écoutée puisqu'elle s'appuie sur une expérience vécue en plus du bagage commun sur le sujet.
Dans un exposé médiatisé en vidéo, elle présente le sujet de l'asymétrie cérébrale. Elle explique que les deux hémisphères cérébraux sont complètement séparés physiquement (mais reliés par un pont, le corps calleux), et qu'ils traitent différents sujets, de différentes manières, et elle ajoute même qu'ils ont des personnalités distinctes :
• Le cerveau droit fonctionne comme un processeur parallèle (qui traite toutes les informations en même temps). Il s'occupe du moment présent, il fonctionne dans l'ici et maintenant. Il transpose en image (voir aussi pensée visuelle), et il apprend « par kinesthésie » à travers les mouvements du corps. Il gère et associe dans l'instant le ressenti global des sens (les bruits, les odeurs, les images, l'état du corps dans l'espace, etc).
• Le cerveau gauche fonctionne comme un processeur série (qui traite les informations distinctement les unes des autres). Il pense de façon linéaire, et comparative notamment dans le temps. Il est fait pour extraire les détails du moment présent, pour les catégoriser et les organiser, et les comparer aux événements passés afin de projeter les possibilités futures (voir aussi abstraction). Il transpose en langage, et il gère la séparation et la distinction des choses. Il pense « je suis », et il est à l'origine du ressenti d'être ce que l'on est, distinct des autres, ce qui selon elle est peut être le plus important et qu'elle a perdu au moment de son AVC.
Voici le lien…Prenez le temps d’entendre ce qu’elle raconte sur cette vidéo. N’ayez crainte c’est sous-titré en français…. Écoutez jusqu’au bout…
Merci André, cher jumal de mon cœur.
http://www.dailymotion.com/video/x8agq2_jill-bolte-taylor-soustitre-francai_tech
mercredi 25 février 2009
Un peu plus de chaleur…

Je pars pour la Floride.
Dans quelques heures, Pierre, Catherine et Yann, son mari, et moi partons pour une semaine sous un ciel plus clément.
J’ai hâte…
Je veux m’amuser, prendre le temps de prendre mon temps… Et lire quand j’aurai aussi le temps.
Je sais que demain, j’ouvrirai grand mes yeux lorsque je verrai la mer et son immensité.
J’adore la mer…
Je l’aime quand elle est calme et qu’elle miroite au soleil.
Je l’affectionne quand elle est grise et qu’elle s’agite. Bon sang que sa houle me rappelle la force gigantesque qui l’anime!
J’aime entendre sa voix, son bruit et ses plaintes parfois langoureuses.
J’aime sa colère, quand elle rage et qu’elle se vide le cœur en rugissant.
J’admire la beauté de ses vagues écumantes qui déferlent avec fracas sur les rochers et qui rejaillissent avec vigueur dans un vacarme incroyable…
Je raffole quand la mer s’attendrit et qu’elle s’attarde à caresser légèrement ses rivages en créant de fines ondulations.
J’aime quand le vent de la mer provient du large, gémissant, hurlant…
J’aime le goût salé de son eau qu’elle laisse sur mes lèvres…parce qu’elle me donne soif.
Oui. La mer me donne soif.
La soif de vivre. Avec force et éclat.
Elle me nourrit de son énergie.
La mer, c’est la Vie pour moi. L’éternel recommencement.
L’an dernier, dans la nuit du 3 au 4 mars, alors que j’étais en pleine chimiothérapie et que la peur m’habitait l’âme, je me souviens d’avoir pris la plus belle décision qu’on puisse prendre : j’ai choisi la Vie.
Il y aura un an dans quelques jours…
Il y aura un an que je célèbre la Vie…
Prenez soin de vous et ne désespérez pas…
Le printemps n’est pas trop loin… Il est au bout de notre nez ! Fermez les yeux un peu…. Ne trouvez-vous pas que depuis hier, il y a des effluves printaniers qui tentent de se manifester au soleil…
Je vous embrasse et vous offre des tonnes et des tonnes de tendresse.
A bientôt,
Claire.
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