samedi 7 juin 2008

Notre premier relais pour la vie... un court résumé...


Bonjour... le Relais fut vraiment une très belle expérience et très émouvante !

Hier matin, dans le vent et sous une petite bruine, Marie-Claire et moi on a "essayé" de monter la tente... sans instruction, avec les poteaux qu'on avait et notre logique de filles débrouillardes. Des voisins de tentes sont venus nous aider, voyant qu'on avait un peu de difficulté, surtout à cause du vent. Quand on a quitté le terrain, nous espérions qu'elle soit encore debout à notre arrivée le soir ! Et oui ! Elle était encore toute là !

Nous sommes donc arrivés sur le site vers 18h45 pour s'organiser et placer nos choses. Le relais commençait autour de 19h00, sous l'animation "extraordinaire" de Richard Turcotte. Il nous gardait à l'écoute des renseignements. Maman a fait le Tour des Survivants dans son beau chandail jaune à 19h30... et son papillon (un vrai) s'est envolé directement sur Martine, une des participantes de notre équipe. Voir toutes ces personnes atteintes ou luttant contre un cancer venait nous chercher. Ensuite, nous avons fait un tour de piste tout le monde ensemble avec nos visiteurs (Reynald et Solange, ainsi que Jacques et Denise). Fernand et Louise sont venus nous visiter. On a fait plusieurs fois le tour de la piste et à 22h30 environ, ce fut la cérémonie des luminaires. Nous avons allumé nos luminaires et admiré la piste complète qui n'était illuminée que par des milliers de petits sacs de papiers. Un autre tour de piste en équipe... Après, quelques-uns nous ont quitté pour aller à la maison pour mieux revenir le lendemain et on a continué la marche. Les jumelles ont pris le relais pour les 4 prochaines heures... Maman avait décidé de passer la nuit avec nous, donc avec Suzanne, nous avons parlé toutes les trois et nous avons somnolé aussi ! Les luminaires sont restés allumés toute la nuit. Nous avons vu le lever graduel du soleil, c'était vraiment très beau. Il n'y a pas eu de pluie de la nuit (comparé à celui de St-Jean-sur-Richelieu, à environ 25 km...)

Nous avons vraiment eu une belle nuit. Nous sommes maintenant prêts à commencer notre organisation pour l'an prochain avec cette fois, 2 survivantes : maman et Denise qui a réalisé durant le tour des survivants qu'elle en était une ! Donc l'an prochain, elles marcheront ensemble !

Je tiens à remercier tous les participants originaux qui ne pouvaient se rendre et à nos recrues, tous les donateurs et nos visiteurs d'hier soir ! C'était vraiment apprécié !

À l'an prochain !

Catherine !

mercredi 4 juin 2008

Relais pour la vie ce VENDREDI !!!http://www.blogger.com/img/gl.link.gif


Bonjour !

Je tiens à remercier tout le monde pour vos encouragements et vos dons ! Avec le dépôt d'hier, nous avons réussi à amasser près de 1760$. C'est beaucoup pour notre petite équipe ! Du fond de mon coeur, je vous en remercie.

Ce vendredi soir, vers 19h30, maman prendra la piste du Centre Roger-Lebel à Chambly pour le tour des survivants lors du Relais pour la vie de la Société Canadienne du Cancer. Ensuite, notre équipe marchera toute la nuit pour encourager tout ceux qui lutte ou ont lutter contre cette maladie. Si vous voulez venir nous voir, vous êtes les bienvenus ! Nous serons proche de la tente ou sur la piste.

Je vous laisse la carte de Google maps pour pouvoir vous rendre:

Carte

Au plaisir de vous voir !

Catherine

lundi 2 juin 2008

Chimio et chirurgie : tout un cocktail !


Depuis samedi, j’ai mal. Beaucoup ! Beaucoup trop…

Je découvre la douleur à 56 ans ! Je suis chanceuse malgré tout… Toutes ces années sans avoir eu mal au corps dès le moindre mouvement, sans avoir eu à me résigner à cohabiter avec cet inconfort physique sur lequel je constate ne pas avoir de contrôle…

Disons que depuis les derniers mois, je fais de grandes découvertes ! Me battre contre la maladie, contre ce maudit cancer qui me gruge en-dedans, me coupe pas mal les ailes. J’ai moins envie de rire, de chanter, de jouer du piano surtout… Les effets secondaires me scient le corps en deux ! Une chimiothérapie toute de suite après une chirurgie importante, ce n’est pas l’idéal. On dirait que toutes mes cicatrices se ravivent sous l’effet du Taxol ! Que le ventre va se fendre et s’ouvrir. Ce n’est pas compliqué, j’ai l’impression d’avoir perdu considérablement de la forme que j’avais acquise depuis les trois dernières semaines. Comme si je ressortais à nouveau de la salle d’opération. Mon énergie me fait faux bond… L’impatience fait partie de mon quotidien et ça me dérange considérablement.

Je vais vous avouer quelque chose, je n’aime pas avoir mal. Habituellement, je suis une battante. C’est ma nature. Non ! Je ne pleure pas devant la difficulté, je rage. Je combats. J’attaque ! Mais là, bon sang de bon sang…. Je me sens tellement impuissante ! Cette douleur est tellement plus forte que moi, si tenace, si téméraire, envahissante. Elle s’accapare de tous mes instants, de mes nuits insomniaques surtout. C’est vraiment débile la douleur. À quoi ça sert ?

Maudit poison ! Je sais qu’il m’est utile. Je sais qu’il fera régresser mon cancer, qu’il le circonscrira…. Je sais, je sais…

Je sais aussi que dans quelques jours, ma douleur devrait s’amenuiser… Disparaître sans doute pour un certain temps. Oui, je suis chanceuse ! Certains n’auront jamais ce privilège, leurs douleurs les accompagnant tout au long de leur vie. Moi, j’ai des pauses devant moi… Heureusement.

Non seulement la douleur me rend malcommode, mais mes réactions me surprennent. Les effets secondaires m’empêchent de marcher convenablement, de rester stable dans une position pendant dix minutes, me coupent l’appétit, me constipent, me donnent des nausées, des vomissements, des maux de tête, des engourdissements dans les extrémités…Je suis tannée. J’aime bien mieux tondre mon gazon pendant huit heures d’affilée que d’endurer ces élancements qui me mitraillent l’intérieur du corps depuis trois jours. Et encore pour combien de temps ? Deux jours, sans doute… C’est long ! Dire que je me plains de douleur sur une durée de cinq jours à six jours…. Certains ont la douleur tatouée sur leur corps jusqu’à leur mort. Je deviens grincheuse !

J’appréhende l’avenir…

S’il faut que la douleur augmente graduellement et constamment, je crains de devenir une véritable sorcière ! Je ne serai pas capable de m’abandonner à la douleur. Je ne suis pas du genre martyr ! Je suis plutôt guerrière jusqu’au bout ! Je vais rugir, ça c’est certain… Cet état dans lequel je me retrouve, me bouscule. Surtout que demander de l'aide, ne m'est pas naturel. J’ai l’impression de concéder faiblesse et dépendance. Ça m’humilie même… Si encore, il n’était question que de malaise physique… Non ! La douleur m’ handicape et me fragilise l’âme. J’ai presque le goût de pleurer sur les tâches que je ne peux plus faire. C’est fou, vous croyiez ? Non ! C’est légitime. Jusqu’à tout dernièrement, j’étais dans le monde des vivants. Depuis quelques temps, j’ai rejoint l’univers des malades… Je ne veux pas y rester… Je ne veux, je ne veux pas, je ne veux pas, non, non, non…

Je suppose que c’est ce que j’aurai à découvrir, désormais…
Vite ! Faut que je guérisse… Je veux rejoindre la Vie, son énergie, sa légèreté, sa joie translucide… Là, j’ai l’impression de végéter dans un amas de douleur qui me colle au corps et m’enlise dans un état duquel je voudrais tant m’extraire. Oh oui ! M’extraire de tout ça et découvrir que ce n’est qu’un affreux cauchemar… Quelle joie, ce serait !

Il semblerait que non…

Claire.

vendredi 30 mai 2008

Bonnes nouvelles ! Du moins j’espère…

Hier, à la fin de mon cinquième traitement de chimiothérapie, le docteur Chan, celui qui m’a opérée le 5 mai dernier, m’a décidément donné espoir. Il m’a informée qu’il avait envoyé des spécimens des différents organes qu’il m’avait enlevés lors de la chirurgie, pour une analyse à l’hôpital du Sacré-Cœur. Pour les oncologues, - vu le caractère atypique de mon cancer -, il est primordial de savoir d’où origine mon cancer. Il importe de connaître ce précieux détail afin de faire face au cheminement des métastases qui évolueront différemment selon leur source. Mon oncologue, la docteure Prady était certaine et ce, depuis le début de nos rencontres, que j’avais développé un cancer des ovaires. Elle croyait qu’il avait commencé du côté gauche vu que la grosseur de la tumeur s’apparentait à la moitié d’un ballon de football. On était au 25 janvier dernier, à l’époque. Quant au docteur Chan, il était convaincu que la source du mal s’était d’abord logée sur le col de l’utérus puisque les examens disaient que cette partie était cancéreuse. Voilà les résultats de ce grand débat du siècle ! La docteure Prady a presque gagné la course… sauf que les analyses de l’hôpital du Sacré-Cœur confirment que mon gentil cancer provient des ovaires… du côté droit. Et savez-vous quoi ? C’est même étonnant ! La tumeur mère était à peine plus grosse qu’un œuf. C’est bien pour dire…! Toutes les tumeurs que j’avais dans le ventre et dans mon cou n’étaient ou ne sont que des métastases ! Elles ont plus de force et d’appétit que la tumeur mère, malingre…Mais comme désormais nous savons que mon cancer est celui des ovaires, le traitement que j’aurai sera donc maintenant encore plus ciblé. La docteur Prady en me prescrivant un traitement au Taxol-Carbo Platine avait vu juste. Cela explique pourquoi de scan en scan, les résultats demeurent si étonnants. Le docteur Chan était plein sourire quand il m’a annoncé que les traitements pour le cancer des ovaires sont plus faciles à circonscrire maintenant, car les recherches ont permis de trouver des protocoles spécifiques, précis et surtout gagnants ! Vraiment très avancés. Il m’a dit de garder espoir… Ce qui n’était pas tout à fait le cas si mon cancer provenait de l’utérus…au stade où j’en étais évidemment. Je crois bien que ce nouveau pronostic me fait gagner une autre année de survie… Aussi, contrairement à ce que nous croyions, mes globules blancs ont repris de la force… Ce sont mes globules rouges (la chirurgie n’ayant pas aidé évidemment) qui ont chuté… Je me garoche donc dans la mélasse, les épinards et la viande rouge pour les deux prochaines semaines. Je dois remonter le taux sanguin de ces globules, promesse de Claire !

Je suis confiante… Très confiante.

Hier, c’était l’anniversaire de mon père…. Merci papa pour toutes ces bonnes nouvelles… !
Je vous embrasse tous et toutes…. Demain, je rentrerai dans le corps d’une femme de cristal et ce jusqu’à mercredi… Mais tout ce poison m’aidera à combattre… Merci poison !

Claire.

lundi 26 mai 2008

Toutes ces petites cellules…

Enfin ! Je reprends goût à la vie. C’est tellement plus facile de sourire depuis que la douleur a décidé de me quitter peu à peu… Plus elle s’éloigne, plus ma joie de vivre se réapproprie sa place. De jour en jour…

Depuis quelques temps, j’ai toute une surprise ! Dans mon miroir, je peux presque toucher la force de la vie… En effet ! Étant donné que mon dernier traitement de chimiothérapie était le 10 avril et que celui du premier mai fut reporté au 29 mai puisque j’avais à subir une chirurgie, il y a donc plus de six semaines que je n’ai pas empoisonné les cellules de mon corps au Taxol. Aucun venin dans mes veines… Devinez ce qui se passe ? Mes cheveux repoussent ! Mes sourcils aussi. Mes cils un peu…Wow ! Je reprends mes attributs d’humaine. Toutes mes petites cellules à reproduction rapide se sont remises au travail… C’est magique ! Je passe mon temps à me flatter le dessus du crâne. J’adore effleurer ma repousse de cheveux. C’est presqu’un moment d’euphorie… J’ai l’impression d’appartenir à nouveau au magnifique monde des vivants !
Par contre, je sais que ce n’est que temporaire… Jeudi, le 29 mai, je continuerai mon protocole de chimio. Ce sera mon cinquième traitement, suivi d’un sixième, le 19 juin prochain. Mes cheveux, mes cils et mes sourcils tomberont donc à nouveau dans les jours à venir. Ils reviendront vers la fin du mois de juillet… En fait, toutes ces petites cellules que je ne vois pas, dont la présence si discrète témoigne de tant de retenue, bougent sans cesse à l’intérieur de mon corps. Elles construisent, détruisent, créent, réinventent. Elles me définissent. Elles me régénèrent ou me trahissent. Elles me prolongent ou me tuent. Elles ont pleine autorité sur moi. En fait, elles ont tellement tous les pouvoirs que cela leur confèrent le droit suprême de vie ou de mort sur ma petite personne. J’espère qu’elles s’activent fortement pour mieux me délivrer du cancer et m’apporter rapidement la guérison…

Ouf ! Dix semaines encore aux allures de skin head ou de martienne ! Dix semaines, ce n’est pas si long après tout… Je peux les compter sur mes doigts. On a beau ne pas vouloir être trop coquette, mais quoiqu’on en dise, quoiqu’on en pense, devoir se retrouver, sans cheveux, sans cil, sans sourcil, c’est quelque peu déshumanisant, je trouve…! Enfin, l’important dans tout ça, c’est que la Vie veuille encore de moi… Je reprends donc le combat dès jeudi matin prochain. À l’attaque ! Taxol, mon poison préféré, j’arrive… Toi et moi, on fait une sacrée belle équipe !
Je vous aime tous et toutes, avec énormément de tendresse.

J’ai besoin de vos pensées, de vos prières… Je sais que vous êtes près de moi… Je le sens en mon for intérieur… Je m’imprègne tous les jours de votre énergie. Tous les jours !

Bon printemps ! Moi aussi, je reviens à la vie…

Claire.

dimanche 25 mai 2008

Dans deux semaines !


Bonjour,

Dans deux semaines, le relais sera déjà passé. Nous aurons marché toute la nuit et aurons dormi une bonne partie de samedi. Je veux juste vous remercier pour vos dons ! Nous avons atteint notre objectif de 1000$ et même plus.

Nous nous préparons tranquillement à faire cette marche et à célébrer la vie.

Merci encore beaucoup !

Catherine

jeudi 22 mai 2008

Ayoye !

J’ai encore le goût de chialer depuis quelques jours…
Et je n’ai pas encore tout à fait le goût de sourire, et encore moins de rire…
J’attends seulement que la douleur disparaisse.
Je passe mes journées à me dire que la semaine prochaine, ça fera moins mal. Et j’ai raison… Mais bon sang, que la semaine est longue avant de rejoindre la prochaine…
Bon sang, que la douleur est vive malgré les médicaments qui engourdissent le mal.
Je me tape des douze à quatorze heures de sommeil en espérant qu’au réveil, la douleur se soit estompée… Pas vraiment… C’est-à-dire, qu’elle n’irradie plus tout mon abdomen comme au cours des premiers jours suivant la chirurgie. Maintenant, elle se concentre le long de la cicatrice et se fait tout un party !… Lors de mon opération, on a gratté et gratté dans ma chair, afin d’enrayer le plus de métastases possibles… Mon ventre n’est qu’une immense ecchymose… Ce n’est pas compliqué, j’ai peine à tolérer la couverture ou mes vêtements lorsqu’ils effleurent la peau du ventre… Ça élance ! Ça brûle…On dirait des coups de couteaux…
La souffrance physique… Pourquoi faut-il passer par là ? Je n’ai pas envie de le savoir. Je ne me sens pas l’âme d’une philosophe ces temps-ci. Je suis juste devenue une vieille malcommode qui cherche à fuir le mal qui l’habite.

La souffrance !
J’apprends à la connaître… Mais je me demande vraiment si cette rencontre est nécessaire… Elle me pousse aux confins de mon impatience… Elle m’empêche de voir plus loin que ma douleur. Pour vouloir vivre l’instant présent, laissez-moi vous dire que j’y touche et pas juste un peu… intensément même. Il est difficile de demeurer indifférent à la souffrance, tant celle des autres que la sienne. On ne peut pas l’ignorer…

Je sais, par contre, que ce mal va diminuer, et finir par s’éloigner de ma vie. Que je reprendrai le cours normal de ma vie, en jurant vraiment l’apprécier dorénavant et ce, à tous les futurs matins de ma vie. Comme c’est extraordinaire de se réveiller sans avoir de douleur… ! Je ne m’étais jamais attardée à cela, durant les 56 années de ma vie que j’ai vécues en parfaite santé… Cela faisait partie de l’ordre normal des choses, je suppose !

Ayoye !
Faut-il vraiment avoir mal pour apprécier les bienfaits de la santé ?
J’essaie de trouver une façon d’éviter que la douleur prenne toute la place dans chaque minute de ma journée. Pas si simple… Quand le corps a mal, il est difficile de se distancier de la souffrance. De la mettre de côté comme un gros paquet trop lourd à porter. J’essaie de me séparer d’elle. De l’observer…De la comprendre… Je n’y arrive pas… Elle fait partie de moi. En avant-plan. Elle me bloque la vue ! Me rend sourde même. Elle prend toute la place… J’aimerais tant m’en libérer… Du moins quelques heures par jour… Je me doute bien que dans quelque temps, je saurai supporter davantage sa présence puisqu’elle perdra de plus en plus de sa force, la guérison cherchant à l’anéantir… Je m’accroche à cet espoir. Je sais parfaitement que dans quelques semaines tout ceci sera derrière moi. Que je pourrai marcher un peu…
En tout cas, je sais ce que veut dire le mot douleur désormais.

Je sais ce que veut dire, le mot impatience. Le mot contrôle. Le mot épuisement. Le mot malcommode. Mais, à quoi ça sert de savoir la définition de tous ces mots ? Est-ce vraiment utile ? On dit que cela nous fait grandir… Est-ce vraiment nécessaire… ? Grandir…pourquoi ?
Bon, même écrire sur le blogue m’indispose parce que je demeure assise dans la même position…

Depuis une semaine, je vous démontre tout le mauvais côté de ma personne… mon mauvais caractère impatient.
Je suis comme un petit chien qui jappe tout le temps…Ou un bouledogue. Je suis comme ça dans ma tête, seule avec moi-même… Je ne le suis pas trop envers le monde qui m’entoure et qui prenne soin de moi, heureusement. Mais dans ma tête, oh que oui ! Et comment…
Faudrait que je respire par le nez ! Faudrait que je me dise qu’il y en a des pires que moi, cent millions de fois pires que moi. Faudrait que je me dise que ce mal est nécessaire puisqu’il m’apporte une portion de guérison, une année de plus sur cette planète. Faudrait que je me dise, faudrait que je me dise, faudrait que je me dise…
J’ai mal… bordel de bordel ! Je suis tannée d’endurer…
Je me suis encore vidée le cœur sur vous…
Merci.
Il me semble que j’ai moins mal…
Je vous aime… Pardonnez-moi de chialer depuis quelques jours…
Dans le fond, je devrais accepter de brailler un bon coup pour me vider de cette peine que j’ai de plus en plus de difficulté à raisonner.
Brailler juste pour brailler, me faire du bien, à défaut de ruer dans les brancards parce que ça me ferait trop mal…

Claire.